Vous ne capitulez donc jamais vous.

De déceptions en victoires. Serait-ce le moment de crier? Va savoir. Le premier verre je n'en ai aucun souvenir. C'était il y a trop longtemps déjà. Je savoure silencieusement le sacrement de mon règne. Quand ton Empire s'effondre je jouis. Je n'aime que toi mais c'est plus fort que moi. J'adore. Lèche mes pieds. Je t'étonne. Je suis beaucoup trop subtile pour vous. Un oeil sur ta déchéance je savoure mon verre de vin blanc. Good Nite and Good Luck. Je suis tellement merveilleuse.

La Punition c'est de ne jamais pouvoir oublier cet instant Parfait, ce moment Suprême.


Trop de Jeux tuent le Thème.
pardonne-moi tout de suite d'être une garce doublée d'une conne.
A quoi tu penses quand tu dis ça? La nuit est tombée sur la Ville. Fanny dort paisiblement sur le canapé qui jadis m'a servit d'Observatoire. Il lui manque peut-être quelques éléments. Je l'entends encore me dire "Tu te respectes pas". C'était devenu un leitmotiv. Je traine en t-shirt Bells et fume une Benson subtilement subtilisée à Paul. L'appartement est silencieux. Le vide m'angoisse et j'attends. Chaque été c'est la même chose mais il est tellement plus agréable d'être spectateur plutôt qu'acteur. J'étais fatiguée. Mais dormir est devenu pour moi une perte de temps. Je tombe dans les bras de Morphée alors que le Soleil se lève. Je fonds d'ennui. J'aimerai vous vendre du rêve. Soit.
Volutes. Quelle lenteur. Marguerite Duras me susurre à l'oreille "
De même, j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierais, de même que dans l'amour….Comme toi, j'ai essayé de lutter de toutes mes forces contre l'oubli, comme toi j'ai oublié …Comme toi j'ai désiré avoir l'inconsolable mémoire, une mémoire d'ombre, de pierre. J'ai lutté pour mon compte, de toutes mes forces, chaque jour, contre l'horreur de ne plus comprendre du tout le pourquoi de ce souvenir. Comme toi, j'ai oublié. Pourquoi nier l'évidente nécessité de la mémoire ? Ecoute-moi, je sais encore : ça recommencera.." Je me revois quelques années auparavant sur ce balcon à Montpellier. A regarder la ville qui exultait sous moi. Elle me disait "Et nos souvenirs usés, parce qu'on s'est trop masturbé dessus..."
C'est un thème récurrent, c'est l'homme qui veut ça. Mais c'est quand même moyennement mon délire. Alors j'arrête.



Baise-moi.


Je simule l'ivresse pour que personne ne s'intéresse à moi. J'aime mieux faire le chat. Elle me dit "Tu es un peu La Féline". On pourrait repprocher à Tourneur beaucoup de choses, mais jamais d'avoir fait un film sur moi. Voilà.

Cette nuit-là je prenais enfin plaisir à regarder un Bertolucci. Ses films promettent beaucoup et ne donnent jamais assez. Beauté Volée sera donc l'exception qui confirme la règle.
Là où je sais que je ne serai jamais comme toi, c'est qu'au delà de tout ce que je peux faire, je sais aussi pour quoi je le fais. Tu t'es oubliée. Tu as oublié qui tu étais. Car aussi loin que je me souvienne, tu n'as jamais été personne. Je te regrette déjà. Il n'existe plus aucune limite que tu n'aies déjà franchie. Tu crois que ce que tu tiens est réel et te fait exister, mais tu te trompes. Dans ton esprit, il y a des écarts que l'on ne rattrapera jamais.

Je crois que je me sens mieux. Je suis prête à dire des choses qui me dépassent. Je suis prête à dire des choses que je regretterai. Mais regarde, je ne dis rien. Je reste sage. Je reste calme. Je ne me moque pas trop de toi même si j'en ai besoin pour évacuer. C'est dans la nature humaine. Au fond, je n'aurai probablement pas fait mieux. On a peut-être la même faiblesse. Alors je ne serai jamais méprisante. Ou en tout cas, pas trop. Contrairement à toi, il me reste ma fierté. Take care sweety.
Oui, la fierté. Elle l'a oublié chez elle. Croire que l'on fait illusion c'est une chose. Visiblement, personne ne te croit. Visiblement, tu ne fais illusion qu'à ton égo surdimensionné. On croit au début qu'il y a un manque. On croit au début qu'on a peut-être fait une erreur. La seule erreur que j'ai pu faire avec toi, c'est penser que j'étais le problème. Tu ne me manques tellement pas. Tu m'agaces oui. Tu m'irrites. Ton besoin d'être toujours là, alors que ce n'est pas nécessaire. Ton besoin qu'on ne t'oublie pas. Ton besoin d'obliger les autres à te regarder.

Je bois ce thé délicieux en caressant Leeloo. Je fume cette cigarette sur le balcon. Je mange ca yaourt brassé 0% en pensant à Paul qui tape sur des touches. Je le trouvais beau ce matin. Il tire mes cheveux jusqu'à ce que je crie. Je ne désire plus qu'une chose. Et je Graou-Graou silencieusement. Pour rien au monde je ne dirai non. Pour rien au monde je n'abandonnerai.
Telle Volupie, je tiens la vertu sous mes pieds.


M For - Thief [Reincarnation Records]


Je pensais te haïr sans retenue. Maintenant j'ai compris que c'était de moi dont il s'agissait. A force de se complaire et de se contraindre à recracher ce qu'on me dit, j'ai presque fini par y croire. Presque.
Je fais fondre de l'emmental râpé sur des pâtes datant de presque 5 jours. Je viderais ma poubelle demain. Mes poubelles. Je titille un câble noir qui envoie des pulsations électriques dans mes doigts boudinés. J'arrange la vérité à ma façon. Mais toujours de la meilleure.
Je réponds à leurs sms fraîcheur douceur qui m'arrivent comme un câlin givré.
Il est 3h13. J'ai déjà consommé 4 yaourts La Laitière.
Je n'ai plus peur du noir. Seulement de moi.

M For est un projet dans lequel sont associés Linkwood et Trusme (fondateur de Prime Numbers). Les deux sont plutôt ciblés soulful, parfois deep, disco, bref que du bien propret. Sauf que M For est l'anti Linkwood & Trusme, de la techno rapide aux références certaines à la house chicago 90's.





M For - Thief

Robrag Wruhme - Ruptur Oing [Vakant]


Dans la veine de leurs aïeux. Je n'ai plus de cigarettes. Je regarde les prévisions météo sur un mois. J'enfourne des muffins pépites de chocolat dans le four à chaleur traditionnelle. Je fais des signatures sur un calepin en attendant son arrivée. J'enferme Chaton dans une pièce pour être tranquille. Je finis la roquette, jette la mâche. Mon frigo est vide et mon ventre plein.
Mes yeux dérivent d'un écran à l'autre. Il a honte. Je n'ai plus peur. Il me regarde. Je l'ai déjà fui. Toujours là bien trop tard. Je suis nostalgique de l'époque où j'avais des regrets.






Robag Wruhme - Ruptur Oing