Going Under Love And Insanity.


J'ai rêvé toute la nuit en fragments. Nous sommes sur la terrasse du refuge. Tu fais des allers-retours sans que je puisse comprendre pourquoi. Tu me proposes de partir un week-end à Amsterdam. J'accepte tout en me demandant où j'allais trouver l'argent. Aujourd'hui j'avais envie d'imprimer dans mon esprit ton sourire de débile et tous ces mots que tu dis et que je ne comprends pas. Si Etienne Daho pouvait chanter cet instant, il dirait que je garde sur moi cette photo que tu n'aimes pas. Peut-être qu'au fond tu l'aimes, aucune importance. J'imagine déjà le scandale que ce sera si quelqu'un apprenait la vérité. Il n'y a qu'une barquette Trois Chatons au chocolat qui sépare ma bouche de la tienne. Damn It.

J'assiste cependant au cours sans vraiment comprendre quelque chose à quoi que ce soit. L'air du temps est à l'incompréhension. J'écris des formules. Je pose mon regard dans le vide. J'aspire à des journées sans fin au bord de la grande piscine, avec quelques muffins bananes, une bouteille de vin blanc pour tablée crustacée et un bon joint pour la fin d'après-midi. Je vous soumets l'idée et que vous acceptez avec grande joie. Ainsi donc je reviendrai sur le lieu des plaisirs de mon enfance. J'essaie de nourrir mon attente par des envies et des désirs simples. J'ai cessé de voir trop grand. Je choisis non pas la voie de la facilité, mais celle de la sagesse ; il était temps pour moi de reconnaître que les complications n'étaient que parce que je le voulais bien. Amen.

Ce mec est débile mais il fallait absolument que je m'en assure. J'aurai mieux fait de m'abstenir et de faire confiance à mon jugement premier : ce mec suinte la connerie par tous les pores. Pas vraiment funny, franchement désagréable. Damn it, ou Félicitations, tu viens de rentrer dans le cercle très privé des gens inintéressants par nature. Te regarder de loin va devenir mon activité favorite ; te voir faire le mec blasé par trop de cotillons est un plaisir indescriptible. Tu as fait une erreur en me regardant de bas en haut avec ton air de Lardon Salé. AIME-DES-AIR.

Le Point Ephémère est annulé demain soir, les gars du Gang ont mal géré leur coup. Oui mais pour les Liars, Nathan et moi serons en première ligne. Chilien a mangé tout mon chocolat alpin, Marion se sent sexy en cuir alors qu'il fait 35° dehors, on me pose un tas de questions sur Dimanche matin mais je n'ai aucune réponse à donner. J'ai envie d'une cigarette tant qu'il fait jour.

Les absents ont toujours torts, prends note. Cette situation est similaire à la précédente, je suis prête à dire que je ne suis plus à 6 mois près, mais c'est trop de souffrance pour un plaisir limité. Je vote clairement Babar, concept de vie à l'opposé de ce que je défendais jadis tant que j'étais sobre. N'ayons pas honte de nous jeter à terre si ça nous fait du bien. Je regrette vraiment ce paquet de chips laissé dans les escaliers du métro 4 des Halles. Je m'égare. Conclusion : je ne suis pas open-bar-all-nite-long. Ok.

Humbert est le meilleur amant littéraire que j'ai eu. Toute ma vie j'espère savoir aimé aussi bien que lui. Damn it. J'ai abandonné GD mais c'est pour mieux le récupérer de 23h à Minuit.

Je vous embrasse mes Amours.

Vodka-Paris, Chapitre II & III : From Montparnasse To Social Club.


Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises occasions. Juste des occasions trop faciles que je ne manque pas. Ce soir, inutile de compter les verres. Je perds trop de temps à me demander ce que je fais, au lieu de faire. Je balance ma tête contre la vitre du RER en espérant revenir à la réalité incessamment sous peu.
Ronde de Nuit.
La bouteille de Vodka s'éclate contre le bitume. Je sens des éclats de verre me tomber sur les pieds. Je prends la 2e bouteille et je la lance avec la même intensité. J'aimerai, moi aussi, m'éclater contre le sol. Je dois évacuer. J'attends qu'il se passe quelque chose. Mais il ne se passe rien. Nous continuons. Je glisse. Je tombe. J'explose. A cette seconde précise, le monde s'est arrêté de tourner pour Clara Jardel. Paris Gare de Lyon - Gare de Corbeil-Essonnes. Le temps s'est arrêté pour Clara Jardel. C'était la colère. J'avais envie de cogner comme un gars du Gang. Sur n'importe qui. Sur n'importe quoi. Il fallait crier. Faire crever le mal. La douleur était intense. Jouissive. Ce désir de puissance, et d'autodestruction. Redevenir poussière.

Ils me regardent comme si j'étais dingue et je comprends enfin que le spectacle est terminé. Je supplie comme une enfant de 2 ans. Personne ne comprend ce que je dis quand je pleure. J'ai envie de leur crever les yeux. Je ne dois pas partir toute seule, c'est dangereux. Sur la route, tu me fais écouter un peu de musique. Je te suis reconnaissante. Je me calme. Je parle vite, je n'articule pas, je perds le fil de la conversation que j'alimente toute seule, vous m'écoutez, enfin je crois, je parle, et personne ne répond, je ne sais même pas de quoi je parle. Aucune importance. Je décide intérieurement que je vais arrêter de boire.

C'est une nuit sans rêve. C'est comme si mon rêve avait duré tout le temps de mon sommeil. C'est un rêve sans son. L'Allée Royale. J'arrive à sentir l'air frais du matin sur ma nuque. Il est 16h, je peine à ouvrir les yeux. Autour de moi c'est Hiroshima, et je te cherche mon Amour. Je me souviens du papier peint Banane. J'ai la tête qui tourne. Je subis. Je suis ivre. C'est pas moi, c'est elle. Sauvez-la.

Spin Spin Sugar.
Une semaine seulement. J'ai promis d'être sage. Soirée courts-métrages au Forum, Social Club, concert au Point Ephémère. C'est raisonnable. Je suis raisonnée.
Je regarde les photos. Je passe plus de temps à montrer mes seins qu'à danser. Damn It.
gregory c. @ lookbook


Je me fais un club sandwich pauldu91 à 17h32. Le feu que m'a offert Canout est mort. Canout m'envoie un message pour me dire de me lever. Il doit être 1h02 quand je le lis. Elle m'offre une Marlboro Light dans sa 406 violette, type Taxi Samy Naceri (en prison d'ailleurs). Il doit être 23h54. J'écoute Silicone Soul dans le 402 après avoir 'dans le bus, on valibus'. A 10h35 je sombre. Je finis le jus de pomme en faisant semblant de lancer un lessive ou une machine. Y'a deux écoles comme dirait l'autre. Elle fait du Gangsta en me chantant du zouk. Elle espère avoir une bourse du talent. Il nous prend à parti, j'ai limite envie de pleurer devant tant de reconnaissance. Je fais genre de m'en foutre. Il doit être 18h16.



Flora Cruz -Let the Sun Shine Out (Jerome Sydenham's Vocal Dub)

Hello mon chou. Tu vois il y a des jours où je souhaiterais ne jamais me réveiller. A chaque fois qu'on m'adresse la parole, ça se transforme en mauvaise nouvelle. Des fois on souhaiterait juste être dans une mauvaise fiction judiciaire du service public. Mais c'est plutôt access prime time, bienvenue dans la réalité. Vis ma vie quoi. Bref il est 14h25, je mâche un chewing gum à la chlorophylle. Je picore des filets de poulet en pensant au montant du chèque que je vais devoir faire. Le temps s'adoucit mais l'avenir s'assombrit. Les bancs de la fac sont vides. Il n'y a plus aucun prof. Si on est plus de cinq, c'est un exploit. Bref. En attendant Ruth ne m'a pas encore charmé. Clara R. me raccompagne chez moi. Je marche. J'ai les pieds humides, des courbatures dans tous les membres. J'ai beau être léger, je me sens lourd et infirme. L'air frais me glace la gorge. Il doit être 0h32.


Vodka-Molines, Chapitre I : Ecrire comme GD (ou presque)


J'écris. Ma bouteille d'eau au citron est vide. Je fume une clope au balcon, c'est interdit et pourtant. Il fait blanc. Je glisse en fermant les yeux. Les flocons me brûlent le visage. Je suce une chupa pêche crème. A cette heure-ci c'est encore l'after. Dans mes souvenirs. Je n'y pense pas trop, je crois. J'évite. Si news il y a on me le dira. J'espère. Plus vraiment. Je suis à 10 milliards d'années lumière. Et quand je serai de retour? Je ne sais pas. J'ai envie de prendre le tire-fesse. De te regarder monter les pistes. De les descendre avec toi. Je t'imagine. Tu es venu me chercher. Je t'appelle. Rien n'a changé. C'est bon. De te savoir. Elle me donne des ordres. J'ai envie de lui dire Ta Gueule. Chaque mot qui sort de sa bouche est une agression. Je ne réponds pas. Je ne réponds plus. Départ annoncé. Prochaine station dans 15 minutes. Il est en pyjama, il me parle, il me questionne, il me sourit. Tout le monde m'énerve. Je ne dis rien. Ouais Ouais. Je détourne mon mineur. Il veut flirter. Il m'allume ma cigarette. J'effleure ses doigts. Je décolle. Je déconne. Je m'amuse et je rigole. Je reproduis le même schéma qu'il y a 3 ans. Molines garde, hélas, tous les secrets les plus intimes de chacun. Je n'ai pas de secret. Si ce n'est celui de nourrir une passion pour ta copie conforme. Tu m'as dit "A demain". Je veux bien être ton amie. Te faire à mon image, ma copie conforme. Faire de toi un homme. L'amour ne ressemble en rien à une bonne vieille chanson des Beatles. Elle porte un prénom de fleur. Tes yeux crient Iris. Tu es encore trop sensible au monde. Take my hand and follow me. Je suis l'idole. Je m'ennuie. Clairement. T'étais où hier soir? T'as pensé à moi? Moi oui. Je ne veux pas rentrer. Je ne veux pas rester ici. Être ailleurs. Dans le ciel. Dans la poudre. Il manque quelque chose. Une explication. Une réponse. Je dois écrire une lettre. Je crois. J'y pense. Je n'y arrive pas. C'est dur. Je ne sais pas quoi dire. Comment t'expliquer ce pourquoi tout mon être rejette ton image? C'est impossible. J'ai RV jeudi. Retour à la réalité. Tout m'emmerde. Clairement. Je pense à toi. J'essaie de comprendre. Non. On a dit une semaine. Lost in Translation. Il n'y a rien de magique. Rien de merveilleux. Juste une vague de sentiments. Destructeurs. Destruction. On tourne jusqu'à 23h. Je suis fatiguée. Je tends la perche. La douleur engendre la plaisir. Je fais tout pour te mettre la pression. Tout pour te mettre hors de toi. Réponds. Je t'explose. Tu me proposes que je te fouille. Tu veux m'inviter quelque part. J'aime ça. Tu t'exprimes avec difficulté, je simule l'amusement. Je t'imagine. T'es pas timide, t'es méprisant. J'aime ça. La douche est brûlante. Tu veux me mater ou quoi? Je hurle. Je vois ta main aveugle tenter d'attraper ma culotte. Je crie. Arrête. Je sens la noix de coco. J'embaume mon duvet. Il fait chaud en dedans. Quelqu'un allume la lumière. Attends que je te retrouve. J'ai envie de rien. Vous voir me fatigue. Ce qu'on fait ne m'intéresse pas. Je suis loin. Je m'en fous. Une clope. Un message. Tu me pistes. J'aime ça. Ne me parle pas. Je t'en supplie. Ta vie, elle ne m'intéresse pas. Dégage. Non. C'est moi qui pars. Je reviendrai. C'est sûr. Il fait silence ici. Je crève.