Un diner presque parfait.
Attestation de sécurité sociale
Je suis Wouldbenice today. J'ai les jambes plus fines qu'hier. Sandwich jambon/comté. Ta mère. Ils ont le droit d'aller au cinéma mais s'ils pouvaient éviter de nous le dire. Nous irions mieux. Je bois un cocktail avec du Soho et de la bière. Ça me rappelle quand j'avais 14 ans et qu'on buvait ces alcools de pd. Aujourd'hui je ne supporte plus que la vodka. La montée l'effraie. Elle se recroqueville dans son pelage froid sur mon matelas. Il fait moins de 20 degrés en intérieur. J'ai rêvé qu'il se collerait à moi de derrière. Et que je ferais balancier. Je me suis réveillé. Il était déjà trop tard. Les français se sont qualifiés par la grâce divine. Je ne sais pas si le plus grave étant d'avoir vu le match ou d'en parler. Je reçois des appels masqués à des heures pas vraiment accessibles. J'aime ça. Je repense aux odeurs qui émanaient du fondement de l'humanité. On les aurait qualifiées de corporelles, ce qui n'est pas un compliment. Il est 14h46, MargotManière me parle de la bourse. J'ai l'impression que chaque jour elle me dit la même chose. Mais je l'écoute toujours autant. J'écoute Arto Mwambe dans le salon et pourtant j'ai l'impression que les claps sont autour de moi. Il fait froid mais le ciel est bleu. Il portait l'un de mes t-shirts et crachait sa fumée ainsi que ses bronches à travers la fenêtre. Jus de pomme.
Ces histoires de coke à 14 ans devant le Bon Marché, personne n'y croit. J'ai mangé plus que je n'avais faim. J'emmerde Twilight et leurs livres affreux. Le soleil se couche quand j'ouvre mes volets. Je fume en t-shirt. Il fait froid. Mes pieds congelés. Mon dos frémit quand il se colle contre la porte des toilettes. Je me fous de la fin du monde. J'oublie Blackberry. J'oublie Apple. J'oublie ta gold. J'oublie l'argent qui venait et passait. Je veux que la vodka rentre et sorte comme que je l'ai voulu. Victory tape les murs en béton (pas vraiment armé) de cet appartement sale. Mon portable ne vibre plus. Son message ne me rend pas heureux. Son message ne me fait plus rien. Je n'ai plus rien à attendre. Le livre lit à travers moi. Les élans sarkozystes de l'autre crétin ne me font rien. Je croque un pancake mou. Mes lèvres surgonflées, pour les raisons qu'on connaît, viennent de laisser un morceau de chair sur ce mégot désabusé qui traîne dans le cendrier humide. Bold ta mère. Je me fous de ton numéro, je veux juste t'avoir contre moi. Et ne plus avoir froid.
Acid Jesus - Uranium Smuggle [ Klang ]
L'avant Alter Ego. Les prémices de Klang. 1994.
Acid Jesus - Uranium Smuggle
Un verre d'eau.
Je n'arrive pas à savoir si c'était bien, au final. Je voulais m'autopunir mais c'est un acte vain ; ce qui est fait est fait et nous ne reviendrons jamais là-dessus. Et ces rires qui sonnent faux et ce désir de vengeance. La colère aveugle de celle qui aime sans condition et qui en perd tout sens moral. Dommage.
Je sens le poison divin couler dans mes veines, c'est la chrominance et la luminance, je sens mes cônes et mes bâtonnets s'exciter, je sens mes membres se contracter et je ne suis plus. Je me déteste et je m'oublie. Et enfin, j'en perds connaissance.
Voilà. J'ai été conditionné par ton comportement, je me dis que rien n'est grave que si on le veut, que c'est une affaire de sentiments. Je te déteste d'avoir fait de moi un monstre. J'ai voulu me débattre, et puis en fait non. Je suis faible. Dommage.
Je comprenais enfin que j'étais comme vous toutes, juste incapable de dire non ou de faire valoir des principes qui sont pourtant fondamentaux. Juste par peur de l'abandon ou de l'absence. Que j'étais capable de supporter beaucoup de choses, mais pas assez courageuse pour décliner. C'est une claque que de découvrir que la volonté n'est pas un acquis, que c'est beaucoup de tourments de douter sans cesse. Mais j'ai envie de me battre, cette fois. Au moins d'essayer. J'arrive toujours à obtenir ce que je souhaite, le but étant aujourd'hui de le garder. Mon précieux trésor. C'est plus fort que moi. Je ne vous laisserai pas me voler mon précieux trésor. Je ne vous laisserai pas entrer, tout simplement.
Avant, j'aurai pu gagner à votre jeu, parce que j'étais comme vous. Mais c'en est terminé, et comme je vous plains de ne pas connaitre la satisfaction de l'abstraction. Dommage.
La lumière incandescente se reflète dans mes pupilles. Elles mêmes, dilatées. La vodka s'écoule dans ma trachée. Le t-shirt colle à ma graisse. Il est toujours trop tôt. Toujours trop tôt pour agir. Seule ma jambe gauche semble bouger. Je suis sans expression. Il est laid et mal habillé. Je me retourne. Eye contact number one. Je ne peux pas voir ça plus longtemps. Le fond de ses yeux n'est pas sans rappeler selon d'un certaine pseudo star de bas étage qui intéresse la génération skyblog mais dont on taira le nom. Bien évidemment. Il ne sait pas danser ni pourquoi il est là. Il est gauche et incertain mais surtout seul. Eye contact number 2. Le sang afflue à travers les canaux sanguins de mon sexe. Je détourne nerveusement. Eye contact number 3. Je rêve de lui empoigner son sexe. De mettre la tête dans son t-shirt qui sent encore la lessive. Il sourit. En allant fumer, j'espère qu'il me rejoigne. Je ne le reverrais jamais.
De sa main il éteint la lumière à l’avant du véhicule. Notre bolide se déplace à vive allure, seul, sur cette autoroute déserte. La nuit noire fait resplendir les phares faussement xénon. Je pense à la rayure qu’elle vient de faire sur la porte latérale gauche. Elle passe en revue les opérations en cours. Nous ne sommes pas encore partis qu’elle connecte son laptop sur l’allume cigare. Outlook indique un nombre indu de messages non lus. J’ai le cliquetis des touches qui s’enfoncent les unes après les autres. Ses doigts exercent un ballet rodé depuis bien longtemps. Un bip lui annonce qu’il n’y a plus de carburant, c’est donc lui qui m’annonce qu’il reste 73 km avant l’arrêt total. Mon téléphone n’est plus capable de n’émettre aucun message. Elle nous a promis des crêpes. Elle s’est assoupie, la tête penchée sur son épaule droite. Deux longs et fins câbles blancs resplendissent dans l’obscurité bousculée par cet écran désinvolte. Chaton me réveillait en faisant grincer la porte de ma chambre. Des nappes de lumière étouffante envahissaient mon lit. Je n’avais pas l’heure et j’oubliais de répondre à ce téléphone. Imperturbable lui.
A trial for november
Le son est faible.
A trial for november by pauldu91
Sistema - Verdes plantas verdes
Shed - The lower upside down (Surgeon remix)
Tommy four seven - Surma ( Speedy J dub tool)
Nax_Acid - Flying Higher
Rossella - Herbie
Samuli Kemppi - Joiku
Technasia - Hold me
Erphun - The little rascal
Jerome - Boom bap
Lance De Sardi - Match Point
STP - The fall ( Peverelist remix)
De l'image et du son.
Haneke Plus Tard.
Le ruban blanc


Nous sommes restés sceptiques à propos du Ruban Blanc, dernier film de Haneke et accessoirement palme d'or. Controversée d'ailleurs.
Des plans sublimes, des enfants aux visages angelliques.
Mais cela ne fait pas tout. Des évènements sans lien avec les autres.
Il manque visiblement quelque chose. Ce n'est pas forcément le Haneke que l'on aime.
The Oliverwho Factory - Together

The Oliverwho Factory - Together (Tama Sumo Panorama Bar 02 version)
The Oliverwho Factory - Together
Je n'ai pas voulu me voir vieillir. J'ai préféré ne jamais choisir. Je suis un peu comme les surendettés. J'ai laissé la situation périr doucement tant qu'on me laissait tranquille. Je n'ai jamais été soumis au jugement et j'ai toujours trouvé des explications pour tout. J'ai l'impression de me réveiller de cet épais sommeil nauséabond. C'est comme si je ne m'étais jamais couché ces trois dernières années. Je crois au rêve mais pas au travail. Je vis dans un imaginaire qui pourrait être éternel. J'ai honte du moi que je leur donne. Il ne m'ont pas mérité. J'ai esquivé toutes leur demandes. Je n'ai pas voulu finir sur la place publique comme toi. Aujourd'hui c'est la désévolution qui est rentré dans mes entrailles. Seul ce chat me fait des câlins. Personne ne comprend même moi. Je ne me sens pas soulagé d'en parler. On me dit que je vaux mieux que ça. Je suis dans un état épouvantable et mes cheveux sont immondes. Je repense à ces surendettés et je me sens tellement proches d'eux dans le fond. Je te haïssais avant de me rendre compte que je me détestais. J'ai laissé mourrir la situation.
Good Time Girls.
Sors de l'ironie

Je me lève il y a peu. Mes yeux ont mal. Il crèvent doucement quand je reçois des informations. Leeloo lape goulûment le reste de mon bol de Special K. Canout me passe London Calling pour sa soirée d'animation. Je fume peu mais je fume bien. Ou pas du tout. Le soleil est omniprésent et mes volets fermés. Je regrette d'avoir acheté ce papier canson qui ne me sera d'aucune utilité. Lolita trône là à l'abandon, elle me fixe avec ce regard si inquisiteur. Celui que je connais si bien. Au moins quand je regarde John Locke il me laisse tranquille, lui. Ma commande fnac n'arrivera jamais, pour une fois que mes intentions étaient louables. Mes cheveux sont trop longs et trop laids. Je n'aime pas ça. Je dois aller encaisser un chèque. A 15h54, je prends conscience que la journée se termine et je regrette d'être aussi bête. Les sms arrivent comme des rappels à l'ordre. Les appels comme des mauvais plans. Je ne cesse de bailler. C'est la punition.
Gavin Herlihy - Watch Ya Feet (Ewan Pearson remix)

Cette semaine a été riche en émotions. Entre le podcast génial de John en début de semaine et cette fameuse getthecurse du week end dernier et le set explosif, puissant et tellement dément de Clément Meyer.
Un des tracks présent dans le fameux podcast de Jean.
Gavin Herlihy - Watch Ya Feet (Ewan Pearson remix)
Worst Case Scenario - Hot Beef [ rekids ]
Du quasi neo disco sur un label techno
Worst Case Scenario - Hot Beef














